DETACHEMENT

 

 

 

En de dérisoires limites,
Chacun tente de trouver son bonheur,
Mais, à vouloir posséder ce que d’autres quittent,
Il se condamne par ailleurs.

Enfermé dans un étroit univers,
Il retrouve chaque jour le même horizon
Puisqu’à cette vie privée de repères,
Jamais, il ne pourra dire non.

Heureux alors celui que rien ne retient,
Car son âme est légère,
Elle flotte, au gré des chemins,
Libre comme l’air.

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LE DOUTE

 

 

 

Comme un ver, il me ronge,
S’incrustant en moi en mes moindres replis,
Que, parfois, même en songe,
Il grignote mes nuits.

De là, le flou de mes désirs
En lequel, sans cesse, il me faut hésiter,
Avant de pouvoir choisir
Ce que, demain, il me faudra renier.

O obsédante perspective où sans fin s’égare
L’aveugle démarche de la Fortune,
Que l’on dirait que le verbe « donner », à part,
Toujours se conjugue.