SANS FIN

 

 

 

Le soleil, dans sa course nous entraîne,
Chaque jour qu’il fait nous défait,
Depuis toujours nos vies sont siennes,
Puisque d’elles comptable, il est.

Ainsi vont-elles à jamais sans répit
Au rythme du temps qui est le sien,
Et ceci sans dispense d’arythmie
Pour échapper à ce qui le ceint.

Comment dès lors se retrouver entre parenthèses
Et vivre en celle-ci hors du temps,
Si invariablement, il s’écoule d’est en ouest
Sans jamais nous en laisser le temps ?

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TEMOIGNAGE

 

 

 

 

Le silence est l’expression physique de Dieu,
Le rompre ne peut que nous en distraire,
Gardons-nous alors de cette image en creux,
A lui-même, étrangère.

Bien sûr, parfois trop lourd, il est,
Tant est si grand ce qu’il représente,
Que nombreux sont ceux qu’effraie
L’idée même de ce qu’ils pressentent.